Je décide comme pour 2018 de revenir gravir les Bosses de Provence de Marseille à Cassis. Le théâtre de ces aventures provençales reste identique hormis l'ajout d'une bosse dans le final afin de contourner Roquefort la Bédoule et les travaux qui occupent le centre ville.

Il s'agit de la 25°ème édition qui induit un accroissement important des engagés. C'est en effet 2600 concurrents qui s'entassent de bon matin dans les sas. Le départ est différé selon toute logique jusqu'au pied de la Gineste. Tout comme un bon nombre de mes semblables, nous prenons alors une pause diurétique dans les sapinettes d'un autochtone médusé par autant d'incivilité...Or, le départ réel est déjà donné et je me retrouve les mains occupés loin de mon destrier. Départ rapide donné sous l'impulsion de l'équipe pro Delko qui avait pour consigne d'éparpiller dés les premiers hectomètres ce long peloton bigarré et très fourni.

Sitôt passé la Gineste, nous attaquons le pas de belle fille où je décroche déjà...Nous traversons ensuite La Ciotat pour rejoindre les 1°eres rampes du Grand Caunet. Je vais d'ailleurs y réaliser la performance de ne doubler personne. Au contraire, je m'illustre plutôt comme une attraction, un point d'appui...Il reste alors 3 kms de montée et je me prends à rester dans les roues de coureurs plus véloces. Passé le haut et salué par le nombreux plublic présent, je reste collé aux roues d'un petit groupe jusqu'au premier ravito. Le temps de remplir mon bidon, un peloton très fourni passe sans imaginer le moindre arrêt...Je remonte alors précipitamment sur mon vélo et tente d'abord en vain de rentrer avec 3 autres étourdis...Je vais renter solo sur une portion plane et vent dans  le dos. Nous serons ensuite rejoints par le 1°er peloton du petit circuit (95 km) dont les cadors roulent à très vive allure...Je perds ensuite le contact dans la bosse suivante.

Je suis au chaud dans un petit groupe dans la traversée d'Auriol ainsi que dans le toboggan nous menant au pied de l'Espigoulier, véritable juge de paix de cette épreuve. Je vais escalader ces lacets bien mieux que l'an dernier (presque 7 mn) sur 10 kms. Même chose pour la descente où je vais me caler derrière un tandem prêt à prendre tous les risques. Il reste alors une trentaine de kms. Nous attaquons de manière progressive le petit Caunet. Le groupe dans lequel j'évoluais s'effrite et les 2 meilleurs continuent ensemble leur progression. Je reste à portée. Puis après une courte et rapide descente, nous découvrons la bosse supplémentaire permettant de contourner Roquefort. La fatigue gagne sur mes concurrents directs et je reprends coureur après coureur... Nous voici alors à Cassis et au pied de la Gineste. Je poursuis ma dynamique et la remontée de coureurs. Clairement, j'ai raté le premier tiers de la course. Le rythme de fin avalise mon entraînement estival. Je rejoins et dépasse de nombreux coureurs qui m'ont laissé choir dans le Grand Caunet...

Je vais finir sur le grand plateau les 2 derniers kms en montée jusqu'à Luminy. Bref, je franchis la ligne en une modeste 369° position mais avec un gain de 45 places versus 2018 et surtout 13 minutes de mieux.

Des paysages toujours aussi somptueux, une ambiance sudiste, du soleil et une organisation sans faille font de cette manifestation une véritable réussite.

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