Ça y est c’est le jour J !

Après de nombreux échanges autour d’une préparation aux petits oignons par notre Jéjé national, nous nous retrouvons, une douzaine de bleus, au petit matin ce samedi tels des potaches en voyage scolaire pour un départ vers la suisse Normande.

Un voyage sans encombres nous mène jusqu’au camping de Thury Arcourt petite commune du Calvados, non sans une pensée, au moment de passer à côté de Sillé-le-Guillaume, pour nos autres camarades qui affronteront la terrible Gamelle Trophy. Nous déposons nos affaires dans nos mobile-homes gelés et nous nous préparons pour une première sortie.

Jéjé nous a sélectionné un premier parcours, nous le chargeons sur nos GPS et partons. Une touriste du camping immortalise le moment pour nous. Chacun pourra reconnaitre José, Chandou, Jérémie, Cédric, Jéjé, Rodolphe (dit l’Américain), Francky, Romuald, Rémi, Willy, La Plombe et Stache.

Une belle brochette de bleus :

Groupe SN

Le circuit est bien sympathique et sollicite grandement nos mollets. Aux premiers 10km je découvre que nous avons déjà 250m de D+ dans les pattes. L’appellation Suisse Normande n’est pas usurpée.

Nous suivons le balisage FFC sans trop de difficultés et découvrons un paysage qui nous sort de notre ordinaire, on se croirait même dans les Vosges à certains instants tant cela est dépaysant.

Dans une ambiance rigolarde nous nous attendons en haut de chaque bosse ou au bas de chaque descente.

Aux alentours de midi et en haut d’une des plus longue bosses de la région nous nous découvrons de nouveaux amis. En effet une troupe de chasseurs, que nous venons de saluer, m’interpelle pendant que nous attendons que la troupe se reforme au sommet de cette difficulté. Ils veulent savoir d’où nous venons. Leur expliquant où se situe notre belle région, je constate, non sans fierté, qu’ils sont impressionnés par le nombre de « bleus » dans la même et belle tenue qui franchissent ce sommet, probablement culminant, du coin. Après quelques blagues et autres galéjades à propos de leur boisson anisée dont la couleur plus marron que jaune laisse entendre que leur allergie à l’eau ne les a pas motivés à diluer leur sirop favori, nous entamons une dernière et très belle descente entre les murs et haies qui composent ce merveilleux paysage.

Nous regagnons le camp de base et profitons d’un repas roboratif savamment préparé par nos deux cuistots en chef, Willy et Jéjé, merci à eux.

Nous ré-enfourchons nos montures en milieu d’après-midi pour la seconde partie de notre périple Normand. Nous partons sur une trace sélectionnée par Jéjé à l’assaut des pentes locales qui auront raison de nos talents de VTTistes et nous obligeront à mettre pied à terre pour en finir les derniers pourcentages.

Cote SN 2

 

L’après-midi verra notre belle douzaine de bleus se scinder en trois groupes, Stache et José iront limer la piste de la voie verte, ancienne voie ferrée locale, jusqu’au village de Clécy, pendant que Willy, Romu, Francky et moi-même laisseront les gros mollets du jour affronter la partie la plus technique du jour.

La ballade se terminera sur une rencontre non programmée qui verra, après un magnifique soleil acrobatique, mon casque, mon nez et ma lèvre supérieure s’écraser lamentablement sur une passerelle de bois située à 50m à peine de notre camping. Cette faute de pilotage me vaudra une belle frayeur, une blessure à l’amour propre, une gueule cassée et bien sur les railleries inévitables de mes camarades du weekend.

Nous nous reposons et sustentons copieusement sans oublier de nous réhydrater à base de boissons  maltées et houblonnées (sans abus bien sûr).

Après une nuit revigorante et au son mélodieux de quelques légers ronflements nous sommes prêts pour une seconde journée.

Petite photo de nos destriers en plein repos :

Velos SN 3

Le lendemain c’est sous un ciel pesant et terriblement menaçant que nous nous éveillons assez tardivement ce dimanche matin.

Motivés par un « Américain » plus dynamique que jamais nous partons finalement pour notre dernière sortie. Nous empruntons alors la voie verte sous une pluie suffisamment forte pour nous amener à nous questionner sur le sens de la vie et surtout sur le fameux « qu’est-ce que je fous là, bordel, je serai mieux sous la couette » ! La météo est finalement plus clémente et nous permet de découvrir les merveilleux paysages de Clecy et ses pentes à pourcentages inavouables tellement ils peuvent être douloureux pour nos mollets.

Clecy SN 4

Clecy SN 5

La fine équipe repart pour la fin du parcours ponctué de quelques incidents comme la chute de Stache (hé oui y’a pas d’âge), la perte en route de Jérémie et Francky qui empressés d’en découdre n’écoutent pas les conseils hurlés par notre guide du weekend, Jéjé.

Arrivent alors les dernières pentes ou L’Américain fait son mariolle en usant ses pneumatiques, ce qu’il continuera à faire avec son pick-up bétaillère sur la route du retour une fois les bagages et le ménage faits.

C’est ainsi que s’achève un extraordinaire weekend de plaisir, après presque 100Km de périple et environ 2000m de D+. Grace à l’organisation sans faille de Jéjé, la rigueur logistique de Willy, le financement du Club et la bonne humeur de tous, nous avons pu profiter d’une parenthèse qui gravera de beaux souvenirs en nos méninges quel que soit les âges, la forme ou les motivations.

Bravo et merci à tous !

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