Championnat Département Pass Cycliste à Betz le chateau (37)

C'est sous la pluie et une route totalement détrempée qu'Eric dit Ricco et moi même avons pris le départ du championnat départemental des pass cycliste. Ma version traite de la catégorie des PC3.

Nous sommes 35 à prendre le départ déjà trempé jusqu'aux os après quelques minutes d'échauffement. Je vais vous conter en quelques lignes et 3 leçons comment rater son objectif en 1h47.

Le groupe de départ semble homogène en termes de niveau à une nuance près que 3 clubs sont sureprésentés; il s'agit du Sud Touraine avec 5 coursiers dédiés à Michenet, l'UV Descartes avec 5 coureurs et St Maure avec 4 coureurs. Le Team La Riche est composé également de 4 coureurs mais visiblement peu enclins à rouler les uns avec les autres.

A partir de ce postulat, la course est quasi réglée. En effet, il est impossible de partir sans un coureur jaune notamment ou de Descartes sur le porte bagage. Morier, les 2 coureurs Chinonais, le coureur de l'Aspo ou Savinien Démazières vont l'apprendre très rapidement à leurs dépens. Je vais tenter également de prendre les bonnes roues mais en vain. La 1°ère vraie tentative est l'oeuvre de Cecchin du Sud Touraine parti en contre sur l'une de mes tentatives. Il est rejoint en facteur assez rapidement par un coureur de Descartes puis encore un autre toujours en facteur par le coureur de l'ASPO. Et puis rien, si ce n'est des tentatives absolument stériles de part et d'autre.

La messe est dite. Le plus tragique est qu'au 3°ème tour, 4 coureurs du Sud Touraine se sont positionnés devant bloquant la route et surtout toutes vélléités. Rageant. Courir en solo est difficile. Leçon n°1. La route est un sport d'équipe...

Le circuit est exigeant dessiné comme un toboggan avec une bosse finale en 2 temps. C'est à l'amorce du 5° passage de cette bosse, que Savinien Demazières va produire une attaque tranchante que seul Michenet avec grande difficulté ira chercher. Il va revenir sur lui mètre par mètre. Je suis à une vingtaine de mètres également derrière et l'écart est fait. Au prix d'un effort terrible couché sur ma machine, je vais reprendre leur roue. Mais nous serons rejoints sous l'impulsion de l'UV Descartes en abordant le virage à droite menant sur la nationale.

Le fringuant Démazières va réiterer une attaque toujours incisive sur cette même nationale durant le dernier tour. Comme un toboggan, nous nous lançons à bloc d'abord dans la descente (63 km/h) pour attaquer ensuite son versan opposé, tout aussi marqué par sa déclivité montante. Je reprends un à un les 3 coureurs qui étaient sortis les uns après les autres. Nous serons repris sur la partie plane. Ce sont des efforts, ajoutés à ceux de la veille qui vont ensuite se payer lors du sprint final. C'est le cas. Je finis avec des crampes dans l'impossibilité de jouer la gagne du peloton. Je sais pourquoi j'ai 45 ans. Les jambes ne servent à rien quand on ne court pas avec la tête. Alouette !! Leçon n°2. Faut être moins con !!

La course était déjà gagnée sur le papier. Michenet est venu avec sa garde rapprochée. Il a lancé à l'avant l'un de ses accolytes puis est parti en haut d'une bosse après avoir mis le peloton en file indienne. Je devais être placé en 8 ou 9° position. Je ne l'ai pas vu partir. Je tente ma chance dans une partie venteuse. C'est à mon avantage. Mais la garde jaune veille...et je suis contraint, penaud, de rentrer dans le rang. C'est encore l'intenable Morier qui va partir tout seul dans l'avant dernier tour. Le peloton va revenir à quelques mètres. Je relance d'ailleurs ce groupe et stoppe quelques mètres avant pour que l'effort soit réalisé par d'autres. Mais en vain. A ce moment là, Michenet et Cecchin sont devant et personne ne bougera l'oreille. Leçon n°3. Humilité.

Nous rentrons alors dans le bourg et attaquons la portion la plus nerveuse mais surtout la plus pentue. Je suis 5° ème et je m'enferre dans les roues de Savinien lui même stoppé net dans son élan suite à une faute de trajectoire du leader du groupe (peut être Vaucelles). Je tire déjà gros et je redémarre ainsi. Certains coureurs me dépassent par la droite. Je relance et reprends dans les 20 derniers mètres quelques coureurs mais une terrible douleur me stoppe net et m'empêche de sauter Boutet et Lhomer...12° sur 35 dans une catégorie très dense à contrario des 22 PC1 + PC2 et 14 PC4. C'est rageant car tout comme à Neuillé, je dois largement faire mieux.

J'avais couru il y a 2 ans sur ce même circuit mais avec une moyenne moins élevé. Pourtant, nous avons pris la pluie et la route était détrempée. Je perds également mes illusions pour le challenge. Je vais "breaker" quelques semaines ce type de course afin de me reconcentrer.  

 

Rando-Raid "la Pente et Côte" 2016

pentecote16

 

Nous étions nombreux de l’ACV à participer à la fameuse rando-raid de Bourgueil en ce jour de Pentecôte (lundi 15 Mai 2016). Romain, Francky et d’autres téméraires des longues distances s’étaient inscrit pour le 100 Kms. Heureusement que le temps a été plutôt ensoleillé (température idéale pour la pratique du VTT) car le dénivelé annoncé sur ce parcours présageait de long moment de solitude si on avait pas la forme.

Loïc et moi sommes arrivés dès 8h15 pour pouvoir partir de bonne heure car nous étions motivés pour faire le 65 Kms. Juste après l’inscription, nous croisâmes le brave William qui était bien content de nous voir car il était motivé également pour le 65 Kms. Nous attaquions donc tous les 3 ce parcours qui présentait pas moins de 1000 m de dénivelé positif. Les 15 premiers kms étaient vraiment tranquille et agréable (bavardage, petite rigolade, etc..), bref de quoi bien s’échauffer avant d’attaquer les parties plus technique et bien vallonnées. Je tempérais les ardeurs de Loïc car il s’agissait sur ce type d’épreuve de bien gérer son effort et surtout s’alimenter et boire très régulièrement afin d’éviter une panne sèche. Après le 1er ravito, nous avions déjà bouclé près de 20 kms avec un dénivelé de 400 m, empruntant des single track bien sinueux avec des parties technique qui nécessitaient une bonne maitrise de la pratique du VTT si on ne voulait pas mettre pied à terre (ce qui était le cas pour la plupart des randonneurs que nous avons doublé tout au long du parcours).

Vers le 40ème km, nous sommes passés dans toute une partie vraiment très sympa et amusante qui ressemblait étrangement aux chemins de la gamelle trophy. C’est d’ailleurs à cet endroit que Tom Tom (notre ancien confrère de club), nous a rejoint pour faire un bout de chemin avec nous. Puis au bout de quelques kms de pistes bien pentues, il prit le large bien naturellement et nous ne l’avons jamais revu. Bye bye Thomas….

Au dernier ravito (10 kms de l’arrivée), Loïc paraissait encore bien physiquement, ce qui n’était pas trop mon cas, car je ressentais les efforts de la veille lors de la cyclo sportive « La Michel Grain ». William quant à lui appréciait ce dernier ravito car il en avait déjà plein les bottes ! C’est dans les 10 derniers kms que Loïc m’a vraiment impressionné car il avalait toutes les bosses  avec une détermination incroyable, me décrochant parfois dans le haut des bosses. Bravo à lui car il en a épaté plus d’un ce matin-là. William avait décidé de rentrer à son allure mais nous ne l’avons pas revu à l’arrivée.

Pour résumé, c’était vraiment une belle matinée de VTT avec un circuit vraiment très plaisant et physique. Bref, un bon entrainement pour préparer le régional de Crevant dans 15 jours !

Cyclo Michel Grain (86) 14/05/2016

Succes populaire a Nieuil L Espoir slider

 

Les bleus sont partout. Ils étaient 8 le week-end dans le 72 pour la rando de Pail. Nous étions encore présents ce matin à Nieul l'Espoir dans la vienne à concourrir la petite épreuve de la Michel Grain, cyclo réputée dont c'était la 21° édition.

Le circuit est une boucle roulante de 72 km à parcourir 2 fois lors de la grande épreuve. Nous traversons les communes de Vernon, Dienne, Brion, Aslonnes... C'est l'ancien pro, Médéric Clain qui partait favori, vainqueur sortant.

Notre Ricco est en forme. Ca promet. Ce sont environ 120 unités qui s'élancent à 9h15. Je croise et bavarde dans les 1°ers hectomètres avec Sylvain D du VC Tours. Je remarque également 2 sociétaires du Paul Bert; père et fils. La plupart des coureurs sont originaires du Poitou-Charente, Ufolep & FFC mélangés. C'est en discutant le bout de gras, qu'intervient la 1°ère escarmouche. Ils sont 3 à filer dont 1 coureur de 2° cat et 1 coureur de Vienne Biathlon. Nous ne reverrons plus les 2 suscités. 

Nous allons attendre la 1°ère côte, celle de la forêt sur la D31 pour que le peloton accélère. C'est un coureur chevauchant un magnifique Giant bleu & vert qui va donner le tempo en écrasant les pédales. Je tente de m'accrocher et nous devons être 7 en haut de la bosse. C'est Eric juste derrière moi qui va ramener le peloton. Que dis je 1/4 du peloton. Les bouts droits vont s'enchaîner et un petit groupe de 5 va repartir. Durant 2 bons kms je vais essayer de revenir. Peine perdue avec aussi beaucoup d'energie gaspillée. Sylvain va lui aussi tenter de revenir avec un coureur sur le porte bagage. Mais en vain. Je relance à bloc en haut d'un faux plat puis je relance dans la descente et parviens après une débauche totale d'energie à revenir. Tout juste revenu, ce petit groupe relance sèchement. J'entends derrière moi la voix de Ricco qui me demande de me relever. Il est revenu facile et va reboucher le trou. Je peine à prendre sa roue malgré ses encouragements. Il est fort. Très fort. Je dois payer aussi mon état grippal de la veille et le manque de sommeil de la semaine. J'ai besoin de récupérer sur ses routes de campagne où le revêtement est âpre, très abîmé parfois.

Pourtant, une énième attaque a lieu en tête de ce groupe. C'est Eric qui lâche les chevaux. Je souffre et je m'accroche tant bien que mal. Il est trop loin devant pour que j'y jette des pavés...

Le calme va revenir car il est devenu impossible de sortir. Je me laisse glisser en fin de groupe. Je compte 34 coureurs et plus...Sylvain à mon grand étonnement. Par contre, le père et le fils du quai Paul Bert (Clochard père & fils) sont toujours là. Il est cadet et déjà impressionnant. Très à l'aise. 

Le peloton va visser sur les derniers kilomètres. Je suis bien placé, dans les 10 en entrant dans le village. On y entre très, très vite. Puis un dernier virage à droite et c'est déjà l'arrivée. La ligne droite est réduite et des barrières sont positionnées à quelques mètres de la ligne. C'est ultra dangereux. Je dois finir 7 ou 8°ème du sprint. Or, les barrières ne sont pas installées uniquement pour fermer la route. Non. Elles permettent un corridor où se fait le classement. J'ai attendu Ricco et laisser passer quelques coureurs. Je termine 22° et Eric 34°. Il n'a pas souhaité sprinter car il considérait le groupe et l'arrivée trop dangereux.

Cette séquence de classement est hallucinante car les commissaires n'ont ni photos ni vidéos afin de valider l'arrivée. Bref, 72 km courus à 36.5 de moyenne et un petit dénivelé de 460 m. Le top 10 est essentiellement composé de D1D2.

Place le week-end prochain aux championnats départementaux. Croyez moi, vous pouvez mettre une pièce (en or) sur Ricco. 

Course FFC de La Rouchouze

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En ce Jeudi de l’Ascension (8 Mai 2016), je m’étais inscrit avec mon camarade de club, Christophe, à la course FFC de La Rouchouze (près de Langeais), épreuve qui me tient à cœur car le parcours, long de 10 kms, présente quelques difficultés qui généralement me réussissent assez bien. Nous étions nombreux ce matin (50 coureurs environ) à avoir fait le déplacement et il y avait une belle brochette de costauds de la région à vouloir en découdre sur ce beau parcours ensoleillé.

Le départ fût donné à 9h35 juste après les D1D2. Dès le drapeau baissé, un fort vent de face nous empêche de prendre un départ rapide et c’est tant mieux car j’avoue que j’ai de plus en plus de mal à me chauffer avant les départs. Le 1er tour se boucle à une bonne allure en avalant les deux bosses du circuit sans trop de difficultés mais dès le 2ème tour quelques coureurs placent des attaques mettant ainsi en mouvement tout le peloton qui restait tout de même compact. J’observais Christophe du coin de l’œil qui était concentré et pensait à bien se placer au-devant de la course afin de mieux maîtriser les attaques de ces concurrents directs. Au fur et à mesure des tours, les coups de boutoirs de certains secouent petit à petit l’arrière du peloton mais jusqu’à l’avant dernier tours nous sommes encore environ 40 furieux à prétendre à la victoire.

Dans le dernier tours, plusieurs attaques sont menées mais tous les favoris des D3D4 sont encore à l’avant et n’arrivent pas à faire la différence. Nous attaquons l’avant dernière difficulté (avant la côte de l’arrivée) et je décide de faire l’effort pour passer le haut de la bosse en 7 ou 8ème position (à ce moment-là je ne sais pas où se trouve Christophe et je m’inquiète de ne pas le voir). Dans le dernier virage avant l’arrivée, je suis en 10ème position avant d’attaquer la bosse de l’arrivée ou nous avons le vent pleine face. Je décide alors de sprinter dans le couloir de droite (côté ou se trouve le podium) car à 150 m de la ligne je vois une ouverture ou je m’engouffre en produisant un effort violent qui me permet finalement de sauter un coureurs juste sur la ligne d’arrivée ou je finis 5ème du sprint et complètement épuisé. Christophe quant à lui avait décidé de prendre le côté gauche (mauvaise pioche car il s’est fait enfermé et n’a pas pu faire mieux que 9ème (c’est tout de même une place honorable étant donné le beau plateau qui était au départ ce matin).

En résumé, une belle matinée de vélo pour l’ACV (2 coureurs dans les 10 premiers) qui nous permet de rester dans la course au challenge PC du 37. Allez les bleus !!!

XC de Montlouis-sur-Loire

C’est  déjà mon 3ème rendez vous VTT de la saison sous les couleurs du TEAM ACV. Ce soir j’aurai fait autant de courses de VTT en 2016 que je n’en ai couru dans les 10 dernières années !!

La forme est là, les compteurs sont au vert. Cette course arrive en pleine charge d’entrainement pour le Triathlon Half-Iromman de l’Aiguillon sur Mer. Elle servira de séance d’intensité et de pré fatigue à une belle séance de course à pied prévue lundi.

Comme a mon habitude j’arrive sur site assez tôt pour pouvoir repérer le circuit. Il fait beau, la température est idéale pour ce type d’effort.

Le circuit :

Il a plu la veille , juste ce qu’il faut pour rendre le circuit meuble mais pas gras. J’adore. Le départ est donné sur une route puis un pré sur environ 400m , puis on tourne brutalement autour d’un arbre aux branches basses avant de se lancer dans un long vire-vire de single-tracks . J'aime moins. C’est pas super technique, très peu de dénivelé (juste 2 petites côtes) , très peu de zones pour doubler ou lâcher le cintre pour boire. (Certains ont d’ailleurs opté pour le camelback). C’est truffé de relances.

Avec les entrainements vélo que je fais en ce moment ( efforts plutôt linéaires sur vélo de CLM) je sais que : je vais avoir du mal à faire le départ et peut être souffrir des changements de rythme.

La course :

Nous sommes 36 au départ incluant les juniors , M3, M4 M5 et un tandem (les pauvres sur un circuit pareil, ils vont galérer). Je suis en 2ème ligne . Au START comme prévu ça fuse de toute part, je suis un peu coincé entre deux concurrents, j’essaie de me mettre à bloc mais les autres sont plus rapides dans cet exercice. (Note : penser à travailler les départs) . J’arrive à l’arbre dans le trafic , ça frotte, je "merde" avec mes vitesses et déraille. Je repars presque dernier dans les bouchons.  Au début, c’est un peu déprimant car on est à l’arrêt dans le monotrace. A chaque zone plus large , je fais un gros effort et passe quelques concurrents.  Après 15 min je prend mon bidon pour boire , et le laisse tomber ! Je positive en me disant qu’il serait encore là au 2ème tour. Je continue à doubler des groupes quand je peux. A la fin du 1er tour je fais une faute et me couche dans les orties( ça pique). En me relevant le chien d’un signaleur, un c… de cocker, manque de me mordre ! Poussée d’adrénaline, je gueule un coup et c’est reparti. Après 40 minutes de course, je retrouve mon bidon. Arrêt rapide pour le récupérer et boire un coup.  En repassant en zone technique Richard Pichon, qui a lâché l’affaire et un ami, me proposent gentiment un bidon. Merci à eux. Avec tout ça, malgré mes péripéties, j’aperçois toujours un groupe de 5 à moins de 30 secondes. Au fil du temps je lis de mieux en mieux le circuit et les jambes sont toujours là. Je sais que j’aurai probablement des crampes n’ayant pas assez bu au début mais on verra bien . J’attaque !! Encore une petite chute a la fin du 3ème tour, rien de méchant et je reprend tous le groupe . A l’arrivée je suis 6ème , avec un junior à la 3éme place , ça fait 5ème au scratch des « vieux » et 2ème M3 derrière David Oury loin devant.

Voilà , comme prévu, j’ai foiré mon départ et eu quelques début de crampes en fin de parcours. Comme je cours pour le plaisir, j’ai pris tous ces petits ennuis comme des mini défis et ça m’a poussé vers l’avant. Je suis content de rapporter cette nouvelle place d’honneur au club.

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